
Profondément affecté par le décès prématurée de sa protégée Aaliyah, Timbaland nous est revenu l’année dernière avec un son encore plus avant-gardiste sur « Loose » de Nelly Furtado et « FutureSex/Lovesound »s de Justin Timberlake. Décidé à ne travailler principalement qu’avec des chanteurs, (l’industrie du rap l’a lassé), il décide sous la pression de ses protégés de sortir son propre projet.
Toutes les brèves musicales ne parlent plus que de la nouvelle production du surnommé » Goldfingers ». Il est de ces albums dont on attend des mois la sortie, des albums dont on sait tout avant même l’avoir écouté. Le solo de Timbaland fait partie de ceux là.
Attendu depuis plus de 6 mois, le cd du producteur le plus en vogue du moment, aiguisait l’appétit des amateurs comme des détracteurs tellement Timbaland ( pas forcement connu pour sa modestie) ne tarissait pas d’éloges envers sa nouvelle galette. « Je veux choquer l’auditeur, amener la musique à un autre niveau et casser les barrières qui séparent la Pop à la musique urbaine » une phrase résumée dans le titre du CD : SHOCK VALUE
Toutes les brèves musicales ne parlent plus que de la nouvelle production du surnommé » Goldfingers ». Il est de ces albums dont on attend des mois la sortie, des albums dont on sait tout avant même l’avoir écouté. Le solo de Timbaland fait partie de ceux là.
Attendu depuis plus de 6 mois, le cd du producteur le plus en vogue du moment, aiguisait l’appétit des amateurs comme des détracteurs tellement Timbaland ( pas forcement connu pour sa modestie) ne tarissait pas d’éloges envers sa nouvelle galette. « Je veux choquer l’auditeur, amener la musique à un autre niveau et casser les barrières qui séparent la Pop à la musique urbaine » une phrase résumée dans le titre du CD : SHOCK VALUE
Oh Timbaland ouvre disque, et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est une carte de visite en béton. On (re)découvre le flow si particulier, et un refrain mi rappé mi chanté qui caractérise si bien son débit derrière une intrus teinté de claquettes, de synthé de batterie minimaliste. Dès le premier titre le ton est donné : la production est soignée, pêchue, fraiche.
A peine remis de ce titre les premières notes du désormais très célèbres Give It To Me résonnent sur les enceintes, point de départ du clash TIMBALAND/Scott Storch. Un titre qui intègre toutes les recettes du succès commercial: refrain accrocheur, invités de marque, paroles controversées gaché par une vidéo cheap qui tourne en heavy rotation sur les chaines musicales.
Justin Timberlake crédité sur 3 titres, s’efface pour laisser place a Thomas crown, il apparait comme simple faire-valoir sur le refrain du très « Lovestoned » Release ( les amateurs de Futursex/Lovesounds sauront de quoi je parle) et sur l’inquiétant Bounce ou il laisse la vedette a Dr Dre et a Missy Elliott.
Les morceaux rap ne sont pas oubliés, et les amateurs seront ravis : 50 cent et Tony yayo, Sebastan, et son acolytes de toujours Magoo débitent leur flow sur les productions millimétrées.
La où les instrus de Tim Mosley décollent c’est sans aucun doute sur les titres RNB : Fantasy feat. Money (un titre qu’aurai pu chanter Mya), le très inspiré « Indie » Bombay ( sur un refrain de Amar) évoque son déjà culte « Indian Flute ».
La star du cd est sans conteste Keri Hilson (songwriters pour Toni Braxton ,Mary j Blige ou Usher). Timbaland lui offre ses plus belles prods : The Way You Are ( un titre volcanique en duo avec D.O.E) , Miscommunication (plus classique mais tout aussi efficace) . Keri Hilson réussit même la prouesse d’éclipser la charismatique Nicole Scherzinger (lead des Pussycats Dolls), sur l’obsédant Scream,. Probablement la perle de Shock Value. Une collaboration qui nous fait saliver avant la sortie de son solo prévu courant 2007.
La dernière partie du cd va encore plus loin dans l’innovation et c’est la que les promesses sont tenues. Tim Mosley collabore avec les pointures du rock du moment. The Hives chantent, que dis je, hurlent sur le répétitif Throw It On me, un de mes morceaux favoris qui aurait très bien pu faire partie de la B.O d’Orange Mécanique où Timbaland nous montre pleinement le talent méconnu de son flow. Un titre qui s’apparente a une démo par sa courte durée et par son aspect « fait à la va vite » mais ou l’expérimentation est poussé loin. Même idée sur le désordonné One and Only feat. Fall Out Boy.
L’album se clôture sur le joyau : Apologize, ou le lead de One republic chante sur des couplets magnétique et un refrain enchanteur.
Timbaland et Elton John associent leur talent de compositeurs sur le morceau final 2man show.
A l’écoute de ce cd, un mot vient à l’esprit : Respect.
Timbaland réussi le tour de force de réaliser un album des plus éclectiques sans pour autant livrer un album compilation « partant dans tous les sens » Une prouesse au vu des styles musicaux représentés sur le CD.
L’album est cohérent de bout en bout car contrairement aux disques d’autres pointures de la production R’n’b, Timbaland, sur son solo, même si les invites sont nombreux ne laisse jamais l’artiste empiéter sur ses réels talents de producteurs. La vraie star c’est lui .Là où P.DIDDY s’éteint face au talent des artistes qu’il invite sur Press Play, Timbo tire la couverture vers lui et n’hésite pas à rapper et chanter sur ses titres. Un talent qui fait cruellement défaut a son concurrent.
Même si on pourra lui reprocher son aspect trop commercial, ou le manque d’invités plus prestigieux, Shock Value ravira les fans de Hip Hop/R’n’b et étonnera les autres, puisqu’il va au bout de ces promesses.
Espérons simplement que la probable sur médiatisation du disque et surtout de l’artiste ne portent pas préjudice à la qualité du cd, par le phénomène bien connu de l’overdose. Car du Timbaland on risque d’en manger dans les mois a venir car ce Cd fait office de préambule aux vues des futures collaborations prévues, avec des artistes aussi divers que Duran Duran, Bobby Valentino,Madonna, Chris Martin, Chris Brown, Withney Houston, 50 Cent ou Bjôrk…Ouf !
Note : 8.5/10






